Je porte des tailleurs qui cachent juste assez.
Des talons qui claquent sur le parquet des open spaces.
Mais personne ne sait ce que je lis le soir.
Les hommes de Metz me regardent comme une belle plante en pot. Décorative. Rangée. Ils imaginent du Lancôme et des diners en ville. Ils ne devinent pas les pages cornées dans mon tiroir de nuit. Les phrases que je souligne. Les scènes que je relis.
Ce qui me manque c’est quelqu’un qui sait construire un désir par les mots. Lentement. Quelqu’un qui comprend qu’un salon de discussion rencontre peut devenir un terrain de jeu bien plus excitant qu’un restaurant étoilé. Je veux qu’on se parle. Vraiment. Que tu me dises ce que tu ferais. Comment. Où tu poserais tes mains d’abord.
Je ne cherche pas un plan cul express. Je cherche un homme qui prend son temps par écrit. Qui sait suggérer. Qui comprend que l’anticipation vaut tous les gestes.
Si tu sais écrire plus que « ça va », si tu aimes jouer avec les silences et les sous-entendus, écris-moi. On verra où les messages nous mènent. Peut-être nulle part. Peut-être ailleurs.