Il y a des choses qui s’effacent doucement sans qu’on s’en rende compte. La tendresse d’abord. Puis les conversations. Celles qui duraient des heures au téléphone, celles qu’on reprenait le lendemain comme si on ne s’était jamais quittés. Mon dernier compagnon est parti il y a deux ans et avec lui toute cette légèreté que je croyais naturelle. Depuis je vis seule dans ma grande maison près de Belfort et le silence me pèse. Pas celui du quotidien, celui des mots qui ne viennent plus, des échanges qui manquent.
Je cherche un homme qui sait écrire. Pas forcément bien, mais qui aime ça. Qui a besoin de ça aussi. Un chat pour rencontre coquine où les mots nous feraient du bien à tous les deux. Quelqu’un qui comprendrait que l’intimité commence par la conversation, que l’excitation naît dans les phrases qu’on construit ensemble, dans ce qu’on ose se dire progressivement.
Je suis élancée, cinquante-cinq ans, j’ai gardé mes jambes et ma silhouette mais c’est pas ça que je veux montrer en premier. Je veux qu’on me parle. Qu’on prenne le temps de me découvrir. Et que peut-être un jour on se retrouve vraiment, pas seulement derrière nos écrans.
Valentine.