Il y a quelque chose dans les mots tapés tard le soir.
Cette tension qui monte lettre après lettre.
Je suis prof. Vingt-cinq ans. Dijon. Je passe mes journées à corriger des copies, à expliquer la grammaire, à surveiller des regards qui fuient. Et le soir je rentre chez moi avec cette envie de lâcher prise. Pas physiquement. Pas tout de suite.
Par les mots d’abord.
J’aime l’idée qu’un homme me parle. Qu’il sache prendre son temps. Qu’il construise quelque chose avec moi dans un salon chat rencontre où personne ne nous voit. Juste nous deux et ce qui se dit entre les lignes. Ce qui se devine. Ce qui fait accélérer le pouls sans même se toucher.
Je ne cherche pas un plan cul rapide. Je cherche quelqu’un qui comprend que l’excitation commence bien avant le corps. Dans la manière de formuler un désir. Dans le silence qui suit une phrase un peu trop directe.
Si tu sais écrire. Si tu aimes jouer avec les mots comme on joue avec une peau. Si tu es patient mais pas trop. Alors peut-être qu’on pourrait commencer par discuter.
Et voir où ça nous mène.