Les hommes que je croise à Mérignac portent des costumes bien coupés et ne savent plus regarder une femme.
Alors je cherche ailleurs.
Je m’appelle Myriam. Cinquante-sept ans. Une peau que je soigne. Des jambes que j’entretiens. Une voix grave au téléphone qui surprend toujours.
Ce qui me manque? La tension. Celle qui monte quand un homme sait choisir ses mots. Quand le dialogue sexuel en ligne devient un jeu d’intelligence autant que de désir. Quand chaque phrase est une caresse différée.
Je ne cherche pas un plan rapide ni des photos mal cadrées. Je veux un homme qui comprend que l’excitation commence dans la suggestion. Dans ce qu’on ne dit pas encore. Dans l’attente entre deux messages.
Peut-être qu’on se verra. Peut-être pas. Mais avant, je veux cette électricité-là. Ces échanges qui font battre le cœur un peu plus vite quand une notification apparaît.
Si tu sais écrire sans tout dévoiler. Si tu as cette patience-là. Écris-moi.