Je pose mes mains sur des corps toute la journée. Je cherche la tension. Je la trouve. Je la défais.
Mais personne ne pose les mains sur moi.
Ostéopathe depuis quinze ans. Quarante patients par semaine. Je connais l’anatomie par cœur. Les muscles. Les fascias. Les zones qui réagissent quand on appuie juste là.
J’aimerais qu’on m’explique où appuyer sur moi.
Par les mots d’abord. Par un chat rencontre ville comme Poitiers où je vis. Où je travaille. Où je rentre le soir dans un appartement silencieux avec des mains qui savent tout faire sauf me toucher.
Ce que je cherche ? Un homme qui sait écrire ce qu’il ferait. Lentement. Avec des détails. Pas vulgaire. Pas pressé. Juste… précis. Comme une main qui sait où aller.
Je veux des messages qui montent. Qui prennent leur temps. Qui me laissent imaginer ta bouche avant tes doigts. Tes mots avant ton poids.
Et si ça accroche vraiment, on verra. Peut-être qu’un jour je te montrerai où j’ai mal. Où j’ai envie qu’on me touche. Où personne n’a mis la main depuis trop longtemps.
Mais d’abord les mots. D’abord le chat. D’abord toi qui écris et moi qui frissonne en te lisant.
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