À cinquante-huit ans je pensais être débarrassée de ça. Tu sais, cette espèce de fièvre permanente qui te prend dès que tu croises un regard intéressant. Raté. Ménopause passée, libido toujours là. Pire encore peut-être.
Mon médecin m’a regardée avec des yeux ronds quand je lui ai posé la question. Apparemment une femme mince de mon âge qui avoue penser au sexe plusieurs fois par jour, ça le déstabilise. J’aurais dû lui dire que je me contentais de jardiner.
Je traîne sur les salon de discussion rencontre depuis quelques mois maintenant. Entre deux hommes qui m’envoient des photos de leur engin sans même dire bonjour et ceux qui cherchent une mère de substitution, je me dis qu’il doit bien exister quelqu’un capable d’aligner trois phrases avant de passer aux choses sérieuses.
Lille et environs. Je peux me déplacer. J’ai du temps libre, une voiture qui roule, et une curiosité pour les échanges écrits qui ne faiblit pas. Idéalement tu sais écrire sans fautes, tu as dépassé le stade du « cc sa va », et tu comprends qu’une nympho de presque soixante balais ça reste une personne qui aime qu’on lui parle avant de lui proposer un plan cul dans un parking.
Si t’as peur des femmes qui assument, passe ton chemin. Si au contraire l’idée d’une discussion franche te tente, écris-moi quelque chose d’un peu construit. On verra bien où ça nous mène.